Chers amis,
Notre vie quotidienne est remplie de tant de petites choses, et ce sont souvent les choses les plus petites que nous faisons pour les autres, qui rendent heureuses notre vie et celle des autres. Un sourire, un petit mot d’encouragement, un regard gentil, partager ce qu’on a avec ceux qui n’ont rien… c’est ainsi que se produisent les miracles dans la vie. Si nous nous efforçons de rendre les gens heureux, un plus grand bonheur nous est donné en échange.
Ayant à l'esprit les "petites choses" que nous pouvons apporter, nous nous efforçons d'utiliser vos contributions au mieux au service de l’Œuvre des pains. La nouvelle direction que nous avons prise en 2003 offre de belles perspectives; dans notre communauté de villageois en Inde, le projet prend forme.
En ce début année, nous tenons à vous rappeler que vos dons sont source de bonheur pour ces villageois indiens. Nous vous souhaitons beaucoup de joie et de bonheur et nos meilleurs voeux pour 2004 !
Marc Valentin,
Président |
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La construction de l’école a commencé au mois de novembre et progresse très bien. Nous prévoyons que le bâtiment sera prêt fin du mois de mars. |
L’école est en chantier…
Une semaine après la pose de la première pierre pour l’école St.-Antoine dans le village de Duggawar, un groupe de 15 personnes est venu voir Fr. Borgia, le président de Gramin Manav Vikas Samithi (GMVS), le pendant indien de l’Œuvre des pains, dans ses bureaux en ville. Ce groupe avait parcouru une longue route pour faire la connaissance de Fr. Borgia, car ils voulaient le convaincre de ne recruter des ouvriers que dans les villages aux alentours du projet de construction. Fr. Borgia les a rassurés en disant qu’il n’avait recruté que des travailleurs locaux. En plus du projet de l’école St.-Antoine, Fr. Borgia s’occupe d’autres projets, notamment des programmes contre la lèpre et contre la tuberculose. C'est pour pouvoir diriger tous ces projets en même temps, qu'il réside en ville.
La construction de l’école offre donc du travail à la population locale, qui a un taux de chômage extrêmement élevé. D’habitude, les entrepreneurs amènent des ouvriers bon marché originaires d’autres provinces, et ils refusent de recruter des chômeurs de la région. À la demande des villageois, nous avions négocié avec l’architecte et l’entrepreneur pour qu’ils s’engagent à recruter des gens des villages environnants.
L’école est maintenant en chantier. Excepté l’ingénieur dirigeant et les techniciens spécialisés, tout le travail sera fait par des ouvriers engagés aux alentours. Nous prévoyons que le gros oeuvre sera terminé vers la fin du mois de mars 2004.
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Le logement des enseignants:
Comme dans toute école, l’essentiel sera d'avoir de bons enseignants, afin de communiquer au mieux les connaissances, pour un bon développement individuel de chaque enfant. Il n’y a pas assez d’enseignants dans les environs, alors il faut les chercher ailleurs. Mais dans les villages qui sont à proximité de l’école, il n’y a aucun logement décent disponible. Il faut donc absolument prévoir un bâtiment pour le personnel de l’école. Les enseignants qui viennent de loin auront peut-être du mal à supporter le climat local, ainsi que le manque d’électricité, d’eau courante, etc. Si on ne propose pas de logement, on ne trouvera pas d’enseignants acceptant de venir travailler ici. Dans nos objectifs, il y a donc la construction d'un bâtiment avec un minimum de confort, pour empêcher que le personnel parte à la première occasion pour échapper à ces villages où tout manque ! En plus, nous avons besoin d'enseignants internes pour s'occuper des heures de soutien après les cours, parce que nous prévoyons que beaucoup d’enfants auront besoin de soutien complémentaire. Nous allons tout prochainement mettre des annonces dans les journaux pour commencer à recruter des enseignants.
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| Nous organisons des rencontres avec les villageois. Des spécialistes
viennent animer des débats et aider les habitants à cerner leurs
intérêts et leurs besoins. |
Des activités supplémentaires
L’inde rurale est profondément marquée par l’injustice sociale. À cause du système des castes, de la superstition et de l’ignorance, l’Inde est depuis des siècles incapable d’échapper à l’inégalité et à la pauvreté, et s’il ne se passe rien, cette situation durera encore des décennies, sinon des siècles.
L’abîme qui sépare les pauvres des riches continue à s’élargir. La corruption et la violence semblent s’accroître, les pauvres meurent de maladies et de faim, tandis que les riches et les violents les exploitent de façon impitoyable. Il semble bien que l’enseignement soit le seul moyen de donner aux plus défavorisés l'outil qui leur permettra de se libérer de la superstition et de l’ignorance.
La sensibilisation des hommes et des femmes au moyen de réunions, l’organisation de cours d’éducation pour adultes et de cours informels pour ceux qui quittent l’école ou qui ne vont pas du tout à l’école: voilà quelques nouveaux projets que nous avons mis sur pieds. Quelques exemples de sujets dont on parle durant les réunions des villageois : les droits des femmes, la santé et l’hygiène, l’importance de l’enseignement, etc.
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| Des villageois au travail pour la construction de l'école. |
Des parents nous ont déjà approché pour demander d'inscrire leurs enfants
Comme l'école devient tout doucement une réalité, des parents prennent courage, plein d’espoir, ils viennent nous trouver pour nous demander si leurs enfants peuvent être admis à l'école. Les parents voudraient presque tous voir leurs enfants à l’école, mais nous avons constaté que beaucoup d’entre eux n’ont aucune idée des besoins des écoliers, ni du coût : les frais de scolarité, l’uniforme,…
Ces parents, et les autres, ceux qui n’osent même pas approcher l’école pour des raisons sociales ou économiques, ont besoin d’aide de la part des gens de bonne volonté. Des gens qui sont prêts à offrir une chance à ces enfants. Nous avons l’intention de les aider à se développer, mais la route est encore longue avant que notre travail leur apporte tous ses fruits…
Molly Sebastian,
Responsable projets
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