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Nouvelles de l'école Saint Antoine
Nouvelles inscriptions
La 3e année scolaire à l'école Saint-Antoine a démarré avec 430 enfants, soit 30 enfants de plus que prévu. Nous avons ouvert une classe de 3e primaire pour les enfants qui étaient en 2e primaire l'an passé. Cette année, les demandes d'inscription ont été particulièrement nombreuses. Le seul moyen que nous avons trouvé pour pouvoir inscrire plus d'enfants a été de faire passer leur nombre par classe de 45 à 50. Nous avons dû malgré tout refuser beaucoup de demandes. Nous sommes heureux de voir qu'il y a une prise de conscience de la nécessité d'instruire les enfants, mais il nous est très difficile de devoir refuser des admissions.
130 enfants ont été inscrits au mois de juin/juillet 2006. Les enfants de l'école Saint-Antoine font une véritable différence aujourd'hui dans les villages alentour !
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Ankita Singh est entrée à l'école Saint-Antoine en juin 2004, en classe de maternelle. Elle habite dans le village d'Asmoli. La présence d'une école près de son village a apporté un grand changement dans sa vie.
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Le nouveau transformateur est installé
Dans le dernier bulletin, nous avons parlé du transformateur (nécessaire pour le branchement au réseau électrique public) qui devait être installé sur le site de l'école. Comme vous pouvez le voir sur la photo, maintenant c'est fait !
Le Premier ministre d'Uttar Pradesh a donné l'ordre de fournir 16 heures d'électricité par jour aux villageois à partir du 1er septembre. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes, nous pensons que par ce geste, il espère gagner les élections de mars 2007 !
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Nouveau bus
Avec autant de nouveaux inscrits, accroître les facilités de
transport devenait impératif. Nous avons dû acheter un nouveau bus. À
présent, nos 2 bus font chacun 2 tournées le matin pour amener tous les
enfants.
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Dans la colonie de lépreux...
Vikram et sa famille vous remercient !
L'histoire commence en 1972... Panchengora est un petit hameau de
Shingwan du district de Jharkhand, dans l'état du Bihar. Les villageois
vivent dans la pauvreté mais sont unis derrière leur chef de village.
Le petit Vikram a une enfance normale comme tous les petits garçons
dans les villages. Lorsqu'il atteint l'âge de 12 ans, certains
remarquent qu'il a des taches blanches sur tout le corps. Il est
conduit à l'hôpital Nirmal et on diagnostique la lèpre. La nouvelle se
propage immédiatement dans tout le village ! Pendant deux ans, Vikram
suit un traitement dans un hôpital et revient ensuite guéri. Mais les
villageois et même sa propre famille évitent sa présence... ils ont
peur.
Ses parents, ses frères et sœurs ne le touchent pas. Ils lui disent de
rester près de l'abri à bestiaux. On lui donne à manger dans des
récipients cassés. Au bout de 5 jours, les villageois, réunis autour de
leur chef, décident de le rejeter du village. Le petit garçon n'a
d'autre choix que de retourner à l'hôpital voir le médecin qui l'a
soigné. Heureusement, celui-ci décide de le garder quelques années dans
le centre de réhabilitation. Lorsque Vikram devient adulte, le médecin
arrange un mariage entre lui et une patiente nommée Basanti également
guérie de la lèpre.
Après le mariage, ils se sont tous deux installés dans une colonie de
lépreux à Delhi. Basanti donna naissance à une fille en 1997 et ils
l'appelèrent Nirmala (en mémoire de l'hôpital où on avait pris soin
d'eux). Leur rêve aujourd'hui est de bien élever leur fille de sorte
qu'elle ne subisse pas le sort qu'ils ont eux-mêmes subi. Vikram n'a
pas de travail, il part tous les jours à la recherche de petits boulots
mais ce qu'il gagne ne suffit pas pour l'éducation de Nirmala. Il nous
a demandé de l'aide. Nous avons décidé de parrainer Nirmala, et elle
fréquente maintenant une bonne école. Aujourd'hui, il est heureux et
reconnaissant pour l'aide que nous leur apportons. Néanmoins, le
souvenir de sa famille qui l'a rejeté quand il était petit et les
mauvais traitements qu'elle lui a fait subir continuent de le hanter.
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«Nirmala nous apporte toute la joie que nous avions perdue et elle remplace les familles et amis que nous n'avons plus. Nous remercions l'Œuvres des pains d'avoir permis à nos rêves de devenir réalités !» Vikram & Basanti.
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Nouvelles des villages
Mahila mandals (groupe de femmes)
Dans cinq villages, des groupes ont été formés pour donner plus de pouvoir aux femmes à la fois socialement et économiquement. Régulièrement nos travailleurs sociaux animent des réunions et ont mis sur pied des «Self Help Groups», un système de micro-crédit qui leur permettra d'avoir un peu d'argent pour les besoins de base de leurs familles.
Collaboration avec le gouvernement
Actuellement nous essayons d'obtenir du gouvernement qu'il octroie aux villageois les allocations auxquelles ils ont droit. Par exemple les veuves et les handicapés. Des prêts sont aussi prévus pour les cultivateurs.
Bien qu'un système de subventions/allocations existe dans le projet social de l'État, la plupart des gens n'en ont pas connaissance. Par ailleurs, seuls, ils sont incapables de remplir les formalités pour les obtenir. Il faut constituer des dossiers et ils ne peuvent pas le faire eux-mêmes parce qu'illettrés. Nos travailleurs sociaux se chargent de remplir les dossiers administratifs. C'est un long processus dont nous attendons le résultat.
Cours de couture
Nous avons démarré cette activité pour les jeunes femmes des villages. Une pièce a été louée et un professeur embauché. Puisque les parents n'aiment pas que leurs filles quittent le village, ils sont contents que ces cours aient lieu au sein même de ceux-ci.
Parallèlement, nous menons plusieurs autres actions comme envoyer les enfants dans les écoles locales, motiver leurs professeurs afin qu'ils améliorent la qualité de leur enseignement, etc. Les villageois sont contents des actions que nous avons mises en place et nous espérons les développer encore à l'avenir.
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| Annie et Jena prennent le temps nécessaire pour bien connaître les villageois et particulièrement les femmes et les aident à améliorer leurs vies ! |
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Shiva et Parvati. |
Célébration du Festival des femmes
Teej est un festival unique pour les femmes. Il est célébré dans certaines parties de l'état de Uttar Pradesh. L'esprit de Teej symbolise « le mariage idéal » mettant en lumière la légende de la déesse Parvati s'unissant au Dieu Shiva après une pénitence de plus de cent ans. La croyance veut que l'invocation de Parvati apporte le bonheur dans le mariage.
Pendant le festival Teej, les femmes jeûnent, chantent et dansent en l'honneur de la déesse. Les femmes non mariées qui jeûnent à cette occasion pensent qu'elles trouveront un époux à leur goût et celles qui sont déjà mariées pensent que leur époux sera fidèle et plus aimant.
Dans des régions comme Dugawar où elles ne sont pas libres de sortir de la maison, les femmes ont peu l'occasion de célébrer cette fête. Cette année Annie et Jena, les travailleurs sociaux de l'Œuvre des pains, ont pris contact avec les chefs des villages pour les informer de leur intention d'aider à l'organisation de la fête dans les villages. Une ambiance festive a régné dans chacun des villages. Les enseignants de l'école Saint-Antoine se sont joints aux festivités dans différents groupes. Le chef du village de Dugawar (une femme) est venu célébrer, elle aussi, la fête sur le site de l'école. Ce fut une belle journée pour les femmes des villages.
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«C'est la première fois que je suis sortie de ma cuisine et que j'ai
rejoint un groupe. C'est une extraordinaire expérience et nous nous
sommes toutes beaucoup amusées ! J'ai hâte de pouvoir renouveler cette
expérience.»
Babita, une villageoise.
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