Un nouveau projet en Orissa
Nous avons reçu une demande d'aide du Père Benny, prêtre catholique ayant la charge d'une paroisse dans un village tribal isolé du nom de Kahuchuan dans le district de Sundargarh (état d'Orissa). Cet endroit se trouve à plus de 1000 km de l'école Saint-Antoine. Orissa est un des états les moins développés. La population de la région en question est composée de tribus et de basses-castes. Les enfants qui vivent dans cette zone ont très difficilement accès à l’éducation.La paroisse dirige une école primaire appelée « École primaire Chattamba » qui va de la première à la quatrième. Le Père Benny estime qu’il est nécessaire d’étendre l’instruction au moins jusqu'à la septième. Cependant, ceci n’est pas réalisable sans soutien extérieur...
Après la sélection de ce projet, Jena, originaire de Orissa et travaillant pour nous depuis deux ans comme assistant social, a été envoyé sur place pour étudier la zone. Voici le compte-rendu de ses découvertes.
Kahuchuan se trouve sur un terrain montagneux recouvert de forêts. L’endroit ne dispose pas encore de routes valables et les autres facilités comme l’électricité et le téléphone manquent cruellement. Le moyen de transport le plus utilisé pour se rendre à la ville la plus proche (Rajagangpur, 25 km) est la bicyclette ou la marche à pied. Les habitants sont très pauvres et le taux d’alphabétisation est de 35 %, ce qui est inférieur de 30 % au taux de l'état d'Orissa. La plupart des gens vivent dans des maisons construites de paille et de tuiles fabriquées sur place. Le nombre d’enfants qui ont abandonné l’école ou qui n’y sont jamais allés est extrêmement élevé.
Les gens gagnent leur vie avec de petits travaux agricoles, travaillant dans les champs comme ouvriers, coupant et vendant du bois de chauffage, ramassant des produits de la forêt. Parfois, ils travaillent dans des usines situées en banlieue de la ville de Rajagangpur. Ils gagnent en moyenne quarante à cinquante roupies par jour (1 €) et ont souvent du mal à joindre les deux bouts. Beaucoup de garçons et de filles sans qualification s’en vont dans des métropoles telles que Delhi, Bombay et Calcutta pour chercher du travail et finissent comme femmes de ménage, ouvriers dans le bâtiment, l’agriculture et parfois l'industrie du sexe.
L’école paroissiale, ouverte à tous, est financée par l’évêché et les paroissiens. Comme la paroisse n’a pas de revenu, il n'est pas possible d'envisager une extension au delà de la quatrième primaire. C'est pour cette raison que le Père Benny a pris contact avec nous, pour voir si nous pouvions prendre en charge ce projet. Il peut mettre à disposition la salle paroissiale pour les trois nouvelles classes afin de réduire les frais. Il s’attend à avoir 35 élèves dans chacune des nouvelles classes, c’est-à-dire 5ème, 6ème et 7ème.
Nous vous proposons ce projet, avec votre aide nous pourrons le développer. Si nous réussissons, ce serait un grand changement non seulement pour ces enfants mais aussi pour toute la communauté.
|
|
Le Père Benny rassemble des enfants habitant dans les villages voisins qui ne sont jamais allés à l’école et les incite à y venir.
|
|