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Paix aux hommes de bonne volonté ! |
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Tuesday, 25 December 2007 |
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L'émerveillement est la réaction la plus immédiate de ceux qui s'aventurent aujourd'hui sur le site de l'école Saint-Antoine à Dugawar. Beaucoup utilisent même le mot "miracle" ! C'est vrai que la situation est étonnante à plus d'un titre, non pas parce que cette école est extraordinaire en soi mais parce qu'il est tout à fait inhabituel dans un contexte "indien" de trouver une institution comme celle-ci dans un endroit aussi retiré, aussi isolé. Les gens en Inde pensent que quoi qu'on puisse entreprendre c'est toujours en vue d'un enrichissement personnel, ils ne peuvent absolument pas comprendre que nous poursuivons ce projet sans rechercher de profit. Dans cette région, il n'y a pas de bonnes écoles, pas d'hôpitaux, pas d'orphelinats ou d'autres institutions d'intérêt général. La notion de bien être général n'est pas une notion familière car "moi et à moi" est toujours au centre des préoccupations.
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Il y a quatre ans quand l'Œuvre des pains a commencé le projet de l'école Saint-Antoine, ce que nous avions en tête c'était d'aider les plus pauvres de la meilleure façon possible. Bien que l'éducation des enfants vivants dans les colonies de lépreux était une de nos priorités, nous avons pensé qu'il fallait faire quelque chose aussi pour les enfants des villages retirés qui n'avaient pas accès à l'école. Nous avons visité de nombreux villages et choisi l'un des endroits les plus retirés. L'endroit où se situe maintenant l'école Saint-Antoine était une vraie brousse. À cet endroit, une fille de 14 ans avait été violée et tuée quelque temps plus tôt... Personne n'osait s'aventurer aux alentours. Lorsque l'école fut ouverte, certains avaient même peur d'y envoyer leurs enfants parce qu'ils considéraient l'endroit hanté par l'esprit de celle qui avait été assassinée ici. Nous avons du aller au devant des familles pour motiver les parents d'envoyer leurs enfants à l'école. Il y avait aussi des personnes de castes différentes qui venaient nous voir en nous demandant de respecter les traditions hindoues, de ne pas laisser des intouchables s'approcher de leurs enfants ou de leurs donner à boire... Aujourd'hui la situation commence à changer, les parents viennent bien à temps pour inscrire leurs enfants et la plupart respectent les règles de cette école qui ne fait pas de différence entre les différentes castes.
Le prix des terrains a augmenté dans la région, les gens qui sont partis des villages y reviennent pour pouvoir éduquer leurs enfants. Nos professeurs et nos travailleurs sociaux font des visites régulières dans les villages. Les habitants commencent à comprendre qu'il existe des personnes qui sont prêtes à mettre leur intérêt personnel de côté pour aider les autres ! Notre approche vise à présenter un système de valeurs plus humain qui met les autres au centre de toutes les préoccupations. Ces valeurs sont celles qui sont apportées aux monde par la fête de Noël. Paix aux hommes de bonne volonté. Joyeux Noël à tous !
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Les deux niveaux du bâtiment sont maintenant utilisés.
Des mesures précises du terrain furent prises avant la construction de l'école Saint-Antoine. Une fille de 14 ans fut violée et tuée à cet emplacement précis en 2002...
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Le père Noël, une crèche et même un arbre de Noël... on trouve de tout dans l'école Saint-Antoine !En Inde, les gens adorent les fêtes, elles leurs donnent la possibilité de chanter et de danser et d'oublier leurs soucis pour un moment.
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Aujourd'hui, c'est lundi !
Lundi est un jour
important pour les femmes du village de Thanda (à 5 km de l'école
Saint-Antoine). C'est le jour où notre équipe se rend dans ce village
pour installer son centre médical mobile. Le docteur Archana se rend
dans plusieurs villages des environs, chaque village ayant son jour
particulier. Elle s'installe dans l'une des maison du village et
examine les patients qui viennent pour la consultation. Beaucoup sont
intéressés par ce service car il n'existe aucune infrastructure
médicale locale mais d'autres continuent à conserver leurs vieilles
habitudes et ne prêtent aucune attention à leur santé. Pour les
motiver, nos travailleurs sociaux passent de maison en maison, surtout
là où il y a des femmes enceintes ou des nouveaux-nés. Souvent, par
tradition, les familles ne laissent pas ces femmes sortir de chez elles.
Le même jour est réuni le "Self Help Group" local. (Voir notre bulletin d'information n°14 du 1er trim. 2007).
La plupart des participantes ont appris à écrire leur nom et à signer
et apprennent maintenant à lire et écrire. Régulièrement, sont
récoltées quelques roupies qui sont déposées à la banque sur le livret
ouvert au nom du groupe. Elles aiment les réunions car c'est
l'occasion de partager leurs problèmes et de s'informer à propos des
problèmes de santé, de famille, etc.Beaucoup de ces villageoises qui
vivaient retirées du monde, ont élargi leur horizon et rêvent d'une vie
meilleure. Elles veulent envoyer leurs enfants à l'école. Si elles ont
quelques regrets par rapport à leur propre vie, elles placent tous
leurs espoirs dans leurs enfants et l'école St-Antoine est une source
de joie pour elles aujourd'hui !
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Joyeux Noël des colonies !Je suis née dans une famille hindoue, mes parents furent rejetés lorsqu'ils ont attrapé la lèpre il y a 25 ans. Depuis lors, ils ont vécu dans une colonie de lépreux. Même s'ils sont maintenant guéris, les traces de la lèpre continuent à les hanter et moi aussi j'en suis la victime. Nous nous demandons pourquoi Dieu a laissé un chose pareille nous arriver, c'est pire que la mort. Les contacts que j'ai avec les gens de l'Œuvre des pains m'aident à voir les choses positivement, grâce à eux j'ai la chance d'aller à l'école. J'ai l'impression qu'aujourd'hui je peux ramener un peu de la joie que mes parents ont perdues ! À l'occasion de la fête de Noël, merci de tout coeur de rendre notre vie plus heureuse !
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Geeta vous souhaite un Joyeux Noël !
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